La demande de Monaco d’introduire le thon rouge d’Atlantique à l’annexe I a été clairement rejetée. La peur que les pays pêcheurs imposent leurs vues s’est révélée exacte.

Un petit espoir subsiste cependant. La Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique, l’ICCAT, est responsable de la sauvegarde du thon rouge. Ses membres sont les pays pêcheurs de thon. Par le passé, l’ICCAT n’a pas contribué suffisamment à la sauvegarde du thon rouge – la population de thon rouge n’aurait sinon pas diminué d’une manière aussi dramatique. En 2009 pourtant, l’ICCAT a élaboré un plan de sauvegarde du thon rouge et espère ainsi permettre aux populations de thon rouge de se rétablir d’ici 2023. L’ICCAT estime à 60% la probabilité d’atteindre cet objectif. Et si aucune amélioration ne se fait sentir, une interdiction momentanée de pêche n’est pas à exclure. La volonté de l’ICCAT s’est exprimée lors de plusieurs votes.

La Suisse aurait malgré tout préféré une protection par la CITES. Le commerce international aurait été interdit - mais pas la pêche pour le commerce national. L’ICCAT aurait pu continuer à réglementer la pêche en plus de la CITES – on aurait ainsi eu une double sécurité.