Grippe aviaire en Suisse. Et alors?
J’ose un pari: nous annonçons aujourd’hui le premier cas de grippe aviaire depuis deux ans et ce sera… l’indifférence générale. Pourtant, il y a deux ans, la grippe aviaire faisait la Une des journaux pendant des mois. Les médias avaient produit à l’époque plus d’articles sur ce sujet que sur l’ouragan Kathrina ou sur les inondations dramatiques qui avaient ravagé la Nouvelle Orléans. Hystérie médiatique, angoisse collective ? Il me semble que c’était plus que cela. En 2006, on savait peu de choses sur le virus H5N1. Aujourd’hui la population a compris qu’il s’agit en premier lieu d’une maladie animale et même si quelques oiseaux sauvages sont infectés avec le virus, il n’y a pas de danger immédiat pour l’homme en Suisse. Les spécialistes peuvent aussi mieux estimer le risque pour la volaille indigène: nous savons aujourd’hui que le virus est peu répandu dans la population des oiseaux sauvages et c’est pourquoi nous n’avons plus interdit l’élevage en plein air. En avons-nous pour autant fini avec la grippe aviaire? Sûrement pas. Si la situation au niveau mondial ne s’est pas gravement détériorée, elle ne s’est pas améliorée non plus. La grippe aviaire sévit encore en Asie, en Afrique, autour de la Mer Noire et même en Europe occidentale. L’Allemagne avait annoncé en décembre dernier des cas dans des petites exploitations. L’Angleterre signalait dernièrement des cygnes infectés. Nous devons donc vivre avec la grippe aviaire et protéger notre aviculture. Et continuer d’explorer le virus H5N1 sous toutes ses coutures – comme par exemple avec le projet de recherche „Constanze ».


Commentaires
O per caso (tanto per cambiare) vi siete dimenticati che ci siamo anche noi ?
Cordiali saluti
ci farebbe molto piacere poter condurre il nostro blog anche in italiano, purtroppo non abbiamo le risorse necessarie per poterlo fare. Ci dispiace davvero!
Il vostro team del blog dell'UFV
Je pense par exemple à l'incompréhension des médias par rapport au laps de temps jugé trop long entre la découverte de l'animal potentiellement infectés et les résultats des tests H5N1 (envoyés en Angleterre). Je pense également à l'incompréhension, exprimée dans certains titres de journaux, par rapport aux mesures européenne de confinement des animaux domestiques après le cas du chat allemand infecté, et l'absence de mesures en Suisse.
Je vais transmettre l'adresse à tous mes amis paysans...
.....