Une équipe de chercheurs du département de sociologie de l’Université de Genève se concentre actuellement sur les relations particulières entre l’homme et l’animal. Sous la direction des professeures Annik Dubied et Claudine Burton-Jeangros, le projet de recherche se penche notamment sur l’animal dans les médias suisses. L’équipe de chercheurs a épluché la presse et les téléjournaux de 1978 à nos jours et a regardé comment l’animal était représenté dans les médias. Perçoit-on une évolution dans les représentations animales au fil du temps ? Comment parle-t-on de l’animal d’un côté à l’autre de la Sarine ? Les premiers résultats montrent déjà quelques tendances.

Premier constat: on parle de plus en plus des animaux dans la presse. Deuxième constat : les représentations animales sont aujourd’hui très ambivalentes. D’un côté, l’animal est perçu comme une menace – les crises de la vache folle ou de la grippe aviaire en sont des exemples frappants. D’un autre côté, l’animal est souvent représenté comme une figure de spectacle: le trop mignon petit ours Knut du zoo de Berlin est présenté avec des caractéristiques quasiment humaines repoussant la frontière entre l’homme et l’animal. Notre société semble ne pas craindre la contradiction.

Annik Dubied et Emmanuel Gouabault, chercheur, ont présenté les premiers résultats de l’étude à la Radio suisse romande dans l’émission Médialogues. Un entretien à mettre entre toutes les oreilles :
http://www.rsr.ch/la-1ere/medialogues/selectedDate/20/8/2008#mercredi

Plus sur le projet de recherche sur le blog:
http://animauxmedias.blogspot.com