La semaine passée, la Suisse parafait un accord dit « tripartite » avec la Nouvelle-Zélande. Quelques semaines auparavant, c’est à Zürich que la Suisse parafait un même accord avec la Norvège. Après les accords bilatéraux, les accords tripartites ?

Souvenez-vous, le 1er janvier 2009, la Suisse entrait dans l’espace vétérinaire européen. Grâce à des accords bilatéraux négociés avec force détails, la Suisse et l’Union européenne reconnaissaient mutuellement bénéficier des mêmes mesures de prévention, de lutte et de sécurité sanitaire. L’entrée dans l’espace vétérinaire européen a signifié pour la Suisse toute une série d’avantages pour le commerce des animaux et des produits issus d’animaux, comme le fromage ou la viande. Finis les contrôles vétérinaires à la frontière, finis les certificats spéciaux, toutes les démar-ches administratives au niveau vétérinaire sont harmonisées et simplifiées. Le marché européen avec ses 490 millions de consommateurs est devenu plus facilement accessible.

Si la Suisse n’est pas le seul pays à vouloir bénéficier d’un accès facilité à ce gigantesque marché. D’autres pays, comme la Nouvelle-Zélande par exemple, ont signé des accords bilatéraux avec l’UE – reconnaissant ainsi travailler selon les mêmes standards sanitaires et donc pouvant bénéficier de facilitations de commerce.

Ainsi donc, si la Nouvelle-Zélande bénéficie d’accords bilatéraux vétérinaires avec l’Union européenne et la Suisse aussi, rien ne s’oppose à ce que la Suisse et la Nouvelle-Zélande se simplifient la vie également – en ce qui concerne le commerce des animaux et des produits animaux du moins. Selon l’adage, « les amis de nos amis sont nos amis », la Nouvelle-Zélande et la Suisse se sont donc mis à table pour négocier un accord, avec le consentement de l’Union européenne – d’où son nom de tripar-tite.

Et ce n’est pas rien : car si les nouveaux-zélandais vont désormais pouvoir découvrir les joies du Gruyère sans entraves, nous allons pouvoir importer plus facilement la viande d’agneau – un marché important, de plus de 35 Mio francs par année.

Quelques semaines plus tôt, c’est avec la Norvège qu’un tel accord a été signé.