La conférence CITES est terminée – Un bilan en demi-teinte
La délégation suisse tire un bilan en demi-teinte de la 15e Conférence des Partie: La CITES n’a pour l’instant pas réussi à s’imposer comme un instrument de contrôle sur la gestion durable des espèces marines, en particulier celles qui font l’objet d’un commerce international important et lucratif. Les intérêts des nations concernées sont trop fortes pour garantir une exploitation durable des ressources.
Les discussions sur l’ivoire ont été très polarisées. Les débats ont à peine tenu compte qu’un commerce durable de l’ivoire pourrait apporter des moyens non négligeables pour entretenir les réserves naturelles, pour compenser les dégâts engendrés par l’éléphant à l’agriculture ou pour lutter contre le braconnage. Au contraire, il n’y a aucune preuve aujourd’hui que le commerce international contrôlé de l’ivoire serait une menace pour les populations d’éléphants. En fait, les populations d’éléphants sont surtout menacées par une mauvaise gouvernance dans les pays africains. Preuve en est la situation en Asie où le trafic illégal autour de l’ivoire d’éléphants est pratiquement négligeable.
Les décisions autour du bois de rose ou de palo-santo sont par contre positives. Et plusieurs décisions vont dans le sens d’une application CITES plus efficace et plus contrôlable. La Suisse a ainsi pu présenter son système électronique d’autorisation eCITES. Sur la base du système suisse, un projet pilote sera testé avec la Grande-Bretagne pour mettre sur pied un système de clearing international pour les procédures d’autorisations. Ce projet a eu un écho très favorable et les modifications nécessaires pour permettre la mise sur pied d’un tel système ont été acceptées.



