Petits cétacés – inconnus pour la CBI
Lorsque la CBI prend des décisions, l’opinion publique part de l’idée que cela concerne tous les cétacés. Or ce n’est pas le cas. La CBI ne s’occupe que de 34 espèces de cétacés sur les quelque 90 espèces de cétacés qui existent dans le monde. Les décisions prises au sein de la CBI ne concernent ainsi que les baleines à fanons et 22 baleines à dents. Pour les petits cétacés, comme le narval, le béluga, le marsouin commun ou le grand dauphin, la CBI n’est pas responsable.
Conséquence directe : dans les faits, la CBI a donc statué sur quelques centaines de baleines, alors que chaque année, des dizaines de milliers de petits cétacés sont chassés pour leur viande ou pour nourrir d’autres poissons utilisés comme appâts ou encore parce qu’ils sont considérés comme des concurrents aux pêcheurs. Beaucoup d’entre eux sont aussi victimes collatérales de la pêche industrielle.
La Suisse interprète l’accord sur la CBI différemment. Avec une minorité d’autres états, nous aimerions que la CBI s’occupe de la protection des 90 espèces de cétacés. La Suisse a déposé cette demande aujourd’hui. Une décision sur ce point n’est pas prévue cette année.


Commentaires