Soirées d'informations sur l'enregistrement des chevaux: le passeport à l'écurie pose problème
Au début novembre, vétérinaires, fédérations d’élevage et autres acteurs de la filière équine ont été conviés pour des soirées d’informations sur l’enregistrement obligatoire des chevaux. L’objectif des ses séances était d’informer les acteurs de la filière équine pour qu’ils puissent ensuite eux-mêmes informer les propriétaires de chevaux et les éleveurs sur les nouvelles directives. Et que ce soit en Suisse allemande ou en Suisse romande, le constat a été le même : l’enregistrement obligatoire des chevaux est bien accepté et les questions portaient sur les détails de la mise en œuvre de ces mesures.
La question la plus fréquemment posée est celle aussi qui soulève le plus de résistance: pourquoi le passeport équin doit-il être déposé auprès du cheval ? Les propriétaires et aussi les gérants d’écurie ont exprimé avec insistance leurs réprobation face à cette mesure.
Or cette mesure se justifie : en cas d’épizootie, les informations importantes (qui est le propriétaire ? etc.) doivent être rapidement disponibles – sans engendrer de longues recherches à l’écurie. Ces informations ne sont pas enregistrées dans la puce électronique, mais figurent bien sur le passeport. Mais comme beaucoup de participants l’ont relevé : ces informations pourraient être disponibles sans pour autant devoir laisser le passeport à l’écurie. C’est une mesure qu’il faudra rediscuter si aucune solution satisfaisante n’est trouvée dans le cadre des dispositions actuelles.
Les autres questions abordées portaient sur les détails de la mise en œuvre : est-ce que le gérant d’écurie doit enregistrer les chevaux ? (non, c’est le propriétaire). Est-ce que les chevaux qui partent à l’estivage en France voisine doivent-ils être annoncés ? (oui, si c’est pour plus de 30 jours). Est-ce que le passeport doit être délivré en Suisse ? (oui, pour tous les chevaux nés en Suisse après le 1er janvier 2011). Bref, toutes ces questions ont montré aussi l’utilité de notre site www.agate.ch où toute la procédure y est décrite en détails. Elles ont montré aussi l’importance de ces soirées d’informations – les participants ont d’ailleurs déjà commencé à planifier des séances d’informations pour, à leur tour, transmettre l’information plus loin.



