Office vétérinaire fédéral OVF

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Concours « la plus belle histoire » – Les vainqueurs

L’histoire d’un louveteau tombé dans un piège à ours et secouru par un humain compatissant est celle qui remporte le concours pour enfants organisé par l’OVF et plus précisément par son équipe de  « Pas si bête ». C’est Moritz Stocker âgé de 15 ans de Schaffhouse que remporte le 1er prix du concours pour son histoire à la fois touchante et émouvante. Il peut d’ores et déjà se réjouir d’une promenade nocturne du zoo de Zürich avec toute sa famille.

Les histoires reçues sont passionnantes, drôles, tristes, surprenantes et variées. Elles ont pour héros des lions, des tigres, des chats, des lapins, des dauphins, des zèbres, des chouettes, des vaches, des aigles et de grands fourmiliers. Les 70 histoires reçues dans le cadre du concours pour enfants « La plus belle histoire » sont aussi différentes que les enfants qui les ont écrites. Si 5 histoires ont été écrites par des enfants romands, la majorité des récits provenait de la Suisse alémanique. L’éventail des sujets allait du quotidien d’un chien aux aventures de créatures de fable en passant par des rêves d’animaux de zoo. Les thèmes qui reviennent dans de nombreuses histoires sont l’amitié entre animaux et l’aide qu’ils s’apportent, comme cette histoire sur la solidarité entre un cheval, un écureuil et une oie. Les relations entre les jeunes animaux, leurs parents et leurs frères et sœurs sont un autre sujet qui revient fréquemment dans ces histoires. Sans parler du nombre étonnamment élevé d’animaux qui adorent les glaces, et peu importe qu’il s’agisse d’un lion ou d’un kangourou.

 

Le jury n’a pas eu la tâche facile pour choisir la meilleure de ces histoires. Chacune a convaincu d’une façon ou d’une autre. Certaines étaient particulièrement imaginatives ou drôles, d’autres indiquaient à quel point les enfants apprécient les animaux et d’autres, enfin, étaient impressionnantes par les dessins illustrant le récit.

Les autres gagnants du concours sont:

2e prix – une planche à roulettes pour
Maren Sauer (11ans) de Rüschlikon pour son histoire « Un cochon qui cherche son nom ».

Les 3e, 4e et 5e prix – deux livres sur les animaux: « Encyclopédie des animaux» » et « Quiz des animaux » vont à
Ileana Creutz (8 ans) de Genève pour « La petite fille qui rêvait d’un animal »
Leandra Plüss
(12 ans) de Zurich pour son histoire «Evasion du Zoo»
Janic Sese
(8 ans) de Zollikofen pour son histoire « Power Deif »

Félicitations aux gagnantes et gagnants et un grand merci d’avoir participé au concours et écrit de si belles histoires.

Les meilleures histoires peuvent être lues sur le site internet passibete.ch – le site malin pour les enfants de 8 à 12 ans qui savent prendre soin de leurs compagnons à pattes. Le concours a été organisé par les rédacteurs du site passibete.ch en collaboration avec ceux de Krax, le projet pour enfants et adolescents de la Protection Suisse des Animaux. 

Un animal sous le sapin de Noël - est-ce vraiment une bonne idée ?

L’envie d’avoir un animal de compagnie est fréquente chez les enfants et l’approche de Noël peut renforcer ce désir… et fortement tenter les parents!! Mais avant d’offrir un animal à un enfant, il faut impérativement prendre du temps pour bien réfléchir aux différentes contraintes et responsabilités qu’un tel cadeau implique. Il faut absolument éviter d’acheter un animal sur un coup de tête ou simplement parce qu’un chiot est attendrissant! Que de larmes ensuite, s’il faut s’en séparer... Malheureusement chaque année après Noël, de nombreux animaux domestiques sont amenés dans les refuges pour animaux.

La présence d’un animal est un réel enrichissement pour toute la famille, mais pour que l’enfant et l’animal ne trouvent « que du bonheur » dans cette relation, il faut bien s’y préparer. Les animaux sont des individus à part entière qui demandent une attention importante dont il faut tenir compte.  En prenant l’exemple d’un chien, voilà les points importants auxquels il faut réfléchir avant de prendre sa décision :

  • Les exigences légales: selon l’Ordonnance sur la protection des animaux, le futur détenteur de chien doit suivre une formation obligatoire afin d’être informé sur les principales caractéristiques de la détention canine. La formation est obligatoire pour tous les propriétaires de chiens et quel que soit le type de chien.
  • Le temps qu’il faut consacrer à la détention d’un chien: en plus des promenades quotidiennes et des moments d’affection dont il a besoin, il ne faut pas sous-estimer le temps qu’il faut pour l’achat et la préparation de la nourriture, les soins journaliers, les jeux, les cours d’éducation canine ou les rendez-vous chez le vétérinaire !
  • L’aspect financier : il faut compter avec les impôts et les taxes, le matériel (laisse, écuelles, brosse etc), les soins vétérinaires (qui peuvent devenir rapidement importants en cas d’accident ou de maladie, les vaccins obligatoires), les cours, la nourriture, la pension pour les vacances, le transport.

Les parents doivent donc être conscients de tout ce qu’implique l’achat d’un chien, d’un chat ou d’un autre animal en termes de responsabilité pour un enfant, en temps et en éducation. De nature très enthousiastes, les enfants sont souvent impatients et ne sont pas en mesure de réaliser tout l’engagement que cela nécessite, surtout sur le long terme.

Quel animal choisir ? Il faut aussi se demander quel animal est le plus adapté pour quelle famille : les enfants qui désirent savoir quel animal serait le plus adapté pour eux peuvent s’en rendre compte en faisant un test sur passibete.ch  - le site de l’OVF – Office vétérinaire fédéral pour les enfants.

Le fait d’avoir un animal au sein d’une famille est enrichissant pour le développement des enfants, mais il est recommandé de ne leur confier qu’une partie des responsabilités dans l’éducation et l’entretien, en adaptant les tâches à l’âge de chaque enfant. La décision d’avoir ou non un animal doit donc être prise par un adulte et la responsabilité globale doit rester entre ses mains.

Davantage d’informations sur la détention d’animaux domestiques sous www.monanimaljenprendssoin.ch

 

Un été avec Fleurette - Fleurette est revenue en bonne santé de l’alpage

Fleurette est de retour! Durant tout l’estivage, ni elle ni les autres bovins qui étaient avec elle sur le Vorholzallmend au fond du Simmental (BE) n’ont été infectés par le virus de la diarrhée virale bovine BVD. C’est un succès de plus pour le programme de lutte contre la BVD dont il s’agit de consolider les bons résultats à long terme.

L’échantillon sanguin que le vétérinaire, Andreas Künzi, a prélevé sur Fleurette à la fin de l’estivage s’est révélé exempt d’anticorps, preuve que Fleurette n’est pas entrée en contact avec le virus de la BVD durant l’estivage. Il en va de même pour les bovins de l’exploitation d’Andreas Knutti (voir blog du 12 septembre 2011) et des autres bovins estivés sur le Vorholzallmend: ils se sont tous révélés négatifs au test de recherche d’anticorps et sont retournés en bonne santé dans leur exploitation d’origine. Ce même constat réjouissant a pu être fait sur d’autres alpages suisses dont les animaux sont restés cette année indemnes de nouvelles infections de BVD.

Blüemli Oktober
Fleurette est revenue en bonne santé de l’alpage : elle n’a pas été contaminée par le virus de la BVD

Tout comme M. et Mme Gertsch (les propriétaires de Fleurette) et l’éleveur Andreas Knutti, les détenteurs de bovins suisses ont tous contribué à ce succès: ils sont restés vigilants et ont veillé à ce que leurs animaux soient correctement testés. Ceux d’entre eux qui ont été confrontés dans leur exploitation à la naissance d’un veau reconnu «infecté permanent» ou animal IP ont immédiatement éliminé cet animal du troupeau, évitant ainsi la contagion des autres bovins par le virus de la BVD.


Cette victoire sur la BVD, obtenue de haute lutte grâce aux efforts conjugués des détenteurs de bovins, des vétérinaires et des autorités, mérite d’être consolidée. C’est précisément maintenant, dans cette situation favorable, que la plus grande vigilance des éleveurs s’impose pour protéger leur troupeau indemne de BVD de toute nouvelle infection. Ils doivent être particulièrement attentifs à la présence d’éventuels animaux IP dans leur troupeau et éviter que ceux-ci ne passent inaperçus. Un animal IP dans une exploitation indemne occasionnerait en effet de grands dommages. C’est pour éviter une telle situation qu’il a été décidé de continuer à tester les veaux nouveau-nés l’année prochaine et d’exclure au plus vite des exploitations tout veau qui se révélerait positif lors du test. Ce dernier effort de tous les acteurs est indispensable pour parachever l’éradication de la BVD.

La phase de lutte prendra donc fin en 2012 puis on passera à la phase de surveillance. A long terme, la surveillance, moins coûteuse, remplacera entièrement le test des veaux. Mais pour assurer la transition entre ces deux phases, un programme de surveillance spécial a été adopté pour l’année 2012. Il est prévu d’effectuer des tests de recherche des anticorps sur des bovins moins jeunes en analysant, d’une part, des échantillons de lait de citerne dans les exploitations laitières et, d’autre part, des échantillons sanguins prélevés dans les exploitations qui ne produisent pas de lait. Le test des veaux se poursuivra en parallèle. Lorsque la nouvelle méthode de surveillance aura démontré son efficacité, le test des veaux pourra être totalement abandonné.

Cette double surveillance, portant à la fois sur les veaux nouveau-nés dont on prélève un échantillon d’oreille (test des veaux) et sur les groupes de bovins dont on prélève soit des échantillons sanguins soit des échantillons de lait de citerne (pour des examens sérologiques) permettra de détecter les derniers animaux susceptibles de transmettre le virus et de l’éliminer. Cette démarche est indispensable pour assurer l’éradication définitive de la BVD. Le cheptel bovin suisse sera alors en meilleure santé et les pertes économiques occasionnées chaque année par la BVD appartiendront enfin au passé.

Vous trouverez davantage de renseignements sous: www.stopbvd.ch

 

Les stéréotypies, un appel à l’aide

Au zoo, tout visiteur attentif aura remarqué le comportement étrange de certains animaux, comme l’ours blanc, qui tourne en rond pendant des heures, le tigre, qui se frotte sans cesse contre le grillage, ou l’éléphant, qui balance inlassablement sa tête, pour ne citer que les exemples les plus connus de stéréotypies chez l’animal. Le but de ces modèles répétitifs reste inexpliqué. Ces troubles s’observent chez quasiment toutes les espèces animales détenues par l’homme, surtout chez le chien et le cheval. Ils peuvent être provoqués par l’insuffisance des possibilités d’occupation dont ces bêtes disposent. 

Le nouveau professeur de protection des animaux de la Faculté Vetsuisse de l’Université de Berne, Hanno Würbel, s’exprime sur les origines et les causes des troubles comportementaux.

Quelles sont les causes des stéréotypies? Peuvent-elles se résumer aux conditions de détention inadaptées des bêtes?

Les stéréotypies apparaissent lorsque des conditions de détention empêchent en permanence les animaux d’adopter un comportement conforme à leur espèce, en d’autres termes, d’avoir des réactions qui, dans leur habitat naturel, joueraient un rôle essentiel dans leur survie et dans leurs capacités de reproduction. Les lapins par exemple ont besoin de ronger et de fouir. Les lièvres ont pour habitude de creuser des tunnels ultra-ramifiés, dans lesquels ils trouvent refuge, se reproduisent et élèvent leurs progéniture. Mais si l’animal n’a pas la possibilité d’adopter le comportement qui lui est propre, il n’en éprouve pas moins le désir de le faire. S’ensuivront alors des tentatives qui se transformeront au fil du temps en stéréotypies. Ces troubles peuvent toutefois être d’origine génétique ou pathologique.

Ces troubles du comportement peuvent-ils être soignés?

Nous partons du principe que les stéréotypies sont l’expression d’un dysfonctionnement  pathologique évolutif de certaines zones du cerveau. Ce type de trouble apparaît lorsque l’environnement trop pauvre en stimuli ne favorise pas le développement correct du cerveau et qu’une frustration chronique stresse les bêtes. Le succès thérapeutique dépendra du degré d’évolution des troubles. A un stade précoce de la maladie, les troubles disparaissent lorsque leur cause est éliminée, à savoir lorsque les animaux peuvent à nouveau vivre dans des conditions de détention conformes à leur espèce. Mais plus ces troubles sont installés depuis longtemps, plus ils sont résistants à la thérapie. Dans ce cas, le seul remède serait un  traitement médicamenteux, même si la médecine vétérinaire n’en est qu’à ses balbutiements dans ce domaine.

Une détention conforme aux besoins de l’espèce est essentielle pour le bien-être des animaux. La notion de bien-être est un leitmotiv de la protection des animaux telle qu’elle est conçue aujourd’hui. Encore faudrait-il pouvoir mesurer le bien-être animal.

Or ce n’est malheureusement pas le cas, puisque le bien-être et la souffrance sont des états totalement subjectifs. Mais à l’aide d’indicateurs adaptés et scientifiquement prouvés, nous pouvons reconstituer de façon de plus en plus plausible le ressenti des animaux. Nous autres chercheurs dans le domaine de la protection des animaux, nous procédons de la même manière que nos confrères de la médecine humaine, mais à l’inverse: nous utilisons l’être humain comme cobaye pour nos animaux. Ainsi, les recherches menées sur l’homme ont montré par exemple que notre humeur influence, voire déforme notre perception de l’environnement, perception qui peut être mesurée objectivement dans le cadre de tests ad hoc. Les personnes souffrant de troubles de l’humeur interprètent les stimuli ou événements neutres de façon plus négative que les personnes émotionnellement stables. Elles ne voient pas le verre à moitié plein mais à moitié vide. Depuis, ces distorsions cognitives de la réalité ont également été démontrées sur bien des espèces animales, même sur les abeilles. Cette approche compte parmi les plus prometteuses pour évaluer le bien-être des animaux. Mais des observations comportementales différenciées peuvent également fournir des conclusions fiables sur les états émotionnels subjectifs. Ainsi, une échelle de grimaces a été développée récemment pour les souris: elle permet d’évaluer l’intensité des douleurs post-opératoires.   


© 2010 Nature America, Inc.


Quelle est la part d’interprétation et quelle est la part de connaissances intervenant dans l’analyse des capacités cognitives des animaux et de leurs sensations?

Quelle est la part d’interprétation et quelle est la part de connaissances intervenant dans l’analyse des capacités cognitives des animaux et de leurs sensations?Les capacités cognitives, à savoir les capacités d’apprentissage, de réflexion et de mémoire, peuvent être recensées de façon objective. Mais la marge d’interprétation reste limitée, à condition qu’il s’agisse d’études très bien contrôlées. En revanche, les sensations étant par définition subjectives, elles ne peuvent être recensées que de manière indirecte. Dans ce cas, la marge d’interprétation est plus importante. La question déterminante ici est de savoir quels sont les animaux susceptibles d’éprouver des sensations subjectives. Lorsque nous pouvons partir du principe qu’un animal présente cette capacité, tous nos indicateurs seront selon toute probabilité fiables. Certes, nous ne pouvons jamais savoir avec certitude quelle est l’intensité de la douleur ou de la souffrance éprouvée par un animal, ou l’estimer par rapport à notre propre ressenti. Mais nous sommes au moins en mesure d’évaluer dans quelles conditions un animal éprouvera plus ou moins de douleurs ou de souffrances. Aujourd’hui, nous partons du principe qu’au moins tous les animaux vertébrés, et donc aussi les poissons, sont capables de ressentir douleurs et souffrances.

"Occupation - de l'action pour nos animaux" : Davantage d'informations sous www.monanimaljenprendssoin.ch

Recherche sur le bien-être des animaux

Il est le seul professeur de protection des animaux de Suisse à ce jour: Hanno Würbel en-seigne depuis le 1er août à l’Université de Berne, plus précisément à l’Institut de santé publique vétérinaire de la Faculté Vetsuisse. Ces dernières années, cet éthologiste était professeur de protection des animaux et d’éthologie à Giessen (D). Un long rêve se réalise enfin avec sa nomination à Berne : celui d’enseigner sa matière en Suisse, pays où il a grandi et où il vit avec sa famille.


Hanno Würbel apprécie la dimension sociétale de sa spécialité et les questions scientifiques passionnantes qui lui sont liées. Dans son activité de professeur, il s’est fixé comme objectif, entre autres, de trouver des solutions qui puissent être appliquées sur le terrain. Pour Hanno Würbel, les solutions recherchées doivent prendre en compte à la fois les intérêts de l’homme et ceux de la protection des animaux.

Les recherches qu’il a effectuées jusqu’à présent illustrent bien ce que cela signifie concrè-tement. Hanno Würbel et son équipe ont montré dans divers travaux de recherche que les animaux d’expérience développent moins de troubles du comportement lorsque leurs cages sont aménagées et équipées en tenant compte des besoins de l’espèce animale : en y inté-grant, par exemple, du matériel qui permet aux animaux de s’occuper. Ces recherches ont montré également que l’enrichissement des cages n’avait pas d’effets négatifs sur les résul-tats des expériences sur des animaux. Ces résultats ont débouché sur l’inscription, dans la nouvelle directive de l’UE sur l’expérimentation animale, d’une disposition en faveur d’une détention des animaux d’expérience conforme à leurs besoins. Ce sont des succès de ce genre qui motivent Hanno Würbel. Le seul point frustrant est le long laps de temps qui s’écoule parfois entre une recherche et la mise en œuvre de ses résultats. 

Lisez aussi l‘interview détaillée que nous a accordée Hanno Würbel sur le site internet Mon animal, j’en prends soin : Le professeur en protection des animaux y parle des objectifs qu’il a atteints et de ceux qu’il s’est fixés, plaide pour une recherche innovante et défend l’idée qu’il convient de donner des réponses biologiques aux questions éthiques.

Hanno Würbel a étudié la biologie et s’est spécialisé en éthologie à l’Université de Berne. Il a soutenu sa thèse en 1996 à l’EPFZ. En 2002, il a été nommé professeur de protection des animaux et d’éthologie à l’Université de Giessen (D). Il a reçu le prix du land de Hesse et le prix Felix Wankel pour ses recherches visant à améliorer les conditions de détention des animaux d’expérience et sur la pertinence des expériences sur animaux. Chercheur de 48 ans, Hanno Würbel a grandi à Langenthal et vit à présent avec sa famille à Zurich.

Grand concours d’histoires d’animaux pour les enfants

Passibete.ch  est un portail sur la protection des animaux conçu spécialement pour les enfants. Il est géré par l’OVF et par les rédacteurs de Krax, le projet de la Protection suisse des animaux destiné aux enfants. À l’occasion de la journée mondiale des animaux du 4 octobre, passibete.ch lance le grand concours d’histoires d’animaux ouvert aux enfants « J’aime les animaux ».

 

A quoi pense un chien quand il fait sa promenade quotidienne? Quelles aventures vit l’écureuil dans la forêt? Que se passe-t-il sous l’eau entre les poissons, les crabes et les tortues de mer? Que font les animaux du zoo une fois les derniers visiteurs partis? Il suffit d’un peu d’imagination pour inventer de nombreuses histoires surprenantes, passionnantes et amusantes sur les animaux.
Le monde animal réserve plein de surprises mystérieuses et fascinantes. Qu’ils soient grands comme l’éléphant ou petits comme la souris, rapides comme le cheval de course ou lents comme l’escargot, qu’ils vivent dans les airs ou sous l’eau, les animaux sont toujours passionnants à observer tant ils sont capables de faire des choses incroyables. Il arrive qu’ils te fassent rire mais parfois aussi qu’ils t’effraient un peu. Il t’est sûrement déjà arrivé de t’imaginer des animaux. Franchis maintenant une étape supplémentaire et écris-nous une histoire d’animaux que tu as vécue personnellement ou une histoire inventée. L’important c’est qu’il soit question d’un lapin, d’un oiseau, d’un cheval, d’un chat, d’une vache ou d’une chèvre.

Les meilleures histoires seront publiées sur les sites passibete.ch et krax.ch et leurs auteurs recevront un prix attrayant. Plus d’infos sur www.passibete.ch

Un des objectifs de la campagne de l’OVF de sensibilisation à la protection des animaux est de s’adresser davantage et de manière ciblée aux enfants et de les familiariser avec les sujets de la protection des animaux. La formation en protection des animaux revêt une grande importance. Elle doit cependant être adaptée pour être accessible aux enfants. Le concours lancé aujourd’hui s’inscrit dans ce contexte.

Projet de ré-autorisation des protéines animales dans l’alimentation des porcs et des volailles: qu’en pense l’OVF?

En Suisse, l’utilisation des protéines animales dans l’alimentation des ruminants est interdite depuis 1991 (dans l’UE depuis 1994). En 2001, cette interdiction a été étendue, aussi bien en Suisse que dans l’UE, à tous les animaux de rente («interdiction totale»). Raison de ces interdictions : l’affouragement des bovins par des protéines animales contaminées constitue le principal mode de propagation de l’agent pathogène responsable de l’ESB.

Or, depuis, de nombreuses voix s’élèvent, dans l’UE comme en Suisse, en faveur de la réintroduction des protéines animales, dont l’apport est précieux. Pourquoi ce revirement?

Le contexte:
Les poules et les porcs sont des omnivores: dans des conditions naturelles, ils ingèrent des protéines animales. Par ailleurs rien n’indique dans les recherches effectuées que ces deux espèces animales seraient sensibles à  l’ESB.
• La réintroduction de l’affouragement des protéines animales permettrait à la Suisse de réduire sa dépendance vis-à-vis des autres sources de protéines, comme le soja. À l’échelle européenne, la levée de l’interdiction totale se traduirait par un gain d’environ 3 à 5 millions de tonnes de protéines pour l’alimentation des animaux de rente (source: Association suisse des fabricants d’aliments fourragers VSF).
• Ces dernières années, on a mis au point de nouvelles techniques de détection des protéines dans les aliments fourragers qui permettent de différencier les protéines selon l’espèce animale dont elles sont issues.
• Plusieurs expertises internationales (EFSA, BIOHAZ Panel, 2007-2010) tendent à démontrer qu’un assouplissement de l’interdiction en vigueur est possible.

La situation de l’ESB a très nettement perdu de son acuité en Suisse au cours des dernières années, si bien que l’Office vétérinaire fédéral (OVF) est favorable à la réutilisation des protéines animales dans l’alimentation des poules et des porcs, car cette réutilisation est à la fois sûre et judicieuse du point de vue écologique. Toutefois l’interdiction générale de l’affouragement des protéines animales ne pourra être assouplie qu’à des conditions très restrictives, d’ores et déjà définies par l’OFAG, l’OVF et l’OFSP dans leur rapport de 2004 établissant un plan de mesures pour le recyclage des déchets:
• Seules doivent être autorisées les protéines animales issues de sous-produits d’abattage non nocifs pour la santé humaine.
• L’utilisation de protéines animales pour nourrir les herbivores (bovins, ovins, caprins) doit rester interdite.
• Seul l’affouragement de protéines d’une espèce à une autre espèce doit être autorisé, en l’occurrence l’affouragement de protéines issues de volailles à des porcs ou l’affouragement de protéines issues de porcs à des volailles. Le cannibalisme doit rester exclu.

Indépendamment des résultats scientifiques, la ré-autorisation ne sera possible qu’avec l’assentiment de l’ensemble du marché, c’est-à-dire de tous les acteurs de la filière alimentaire, des pouvoirs publics et des consommateurs. De plus, compte tenu de l’intégration de la Suisse dans l’espace vétérinaire de l’UE, nous devrons avancer au même rythme que les pays européens qui nous entourent.

D’ici à la fin de l’année, plusieurs points devront être éclaircis. Il est important d’exiger dans le processus de transformation une séparation absolue entre la filière des protéines animales et la filière des aliments destinés aux herbivores. Cela va de l’abattoir jusqu’à l’exploitation destinataire en passant par le moulin et le transport. Pour cela, l’industrie doit procéder à des adaptations de grande ampleur. Des contrôles devront être assurés.

L’OVF est membre d’un groupe de travail (GT) qui se penche sur ces questions techniques. Ce GT, dirigé par l’Union suisse des paysans (USP), se compose de représentants des organisations paysannes, de la filière viande, des transformateurs, de la grande distribution ainsi que des organisations de consommateurs. Pour tous, il paraît clairement inenvisageable de revenir aux pratiques d’affouragement d’avant 1991. Une modification d’ordonnance peut ouvrir la possibilité d’utiliser les protéines animales plutôt que de les brûler, mais c’est au marché qu’il appartiendra de décider si celles-ci pourront ou non se retrouver dans les aliments pour porcs et volailles.

Un été avec Fleurette – des efforts payants

Fleurette passe les dernières semaines de son premier été à l’alpage sur le Rossberg, un pâturage de basse altitude situé sur le Vorholzallmend (BE). Non loin de là paissent les animaux en bonne santé, appartenant au paysan Andreas Knutti. Pourtant, au cours des hivers précédents, plusieurs veaux infectés par la diarrhée virale bovine (BVD) sont venus au monde dans son étable. Ces animaux IP – c’est ainsi qu’on les nomme – ont dû être abattus prématurément. Une mesure difficile à prendre, mais qui s’avérera payante à long terme.

Le premier été à l’alpage de Fleurette touche à sa fin. Pour l’heure, aucun signe ne suggère que Fleurette a pu être contaminée par le virus de la BVD au cours de l’estivage. Monsieur et Madame Gertsch, ses propriétaires, sont confiants: ils pensent que leur troupeau continuera d’être épargné par la maladie.


Le paysan Andreas Knutti, lui, a eu moins de chance. Depuis le début de la campagne d’éradication de la BVD, en 2008, onze veaux infectés permanents (IP) – ce qui signifie qu’ils excréteront le virus toute leur vie – ont vu le jour dans son étable. L’examen des échantillons de tissus, que le paysan a pu prélever sur les veaux nouveau-nés au moyen de marques auriculaires, a révélé qu’ils étaient atteints du virus de la BVD. Or, en tant qu’animaux IP, ils sont susceptibles de propager la maladie à grande échelle, et donc de contaminer d’autres bovins. De plus, ils sont souvent maigres et d’aspect maladifs. Grâce à la campagne d’éradication de la BVD, les détenteurs d’animaux ont pris conscience que les problèmes de santé affectant les cheptels bovins suisses, comme la chétivité, les diarrhées, les problèmes de fertilité et la multiplication des avortements, pouvaient être liés à la BVD, et que les veaux IP représentaient également un risque pour les autres animaux de l’étable.

Fleurette début septembre 
 
Fleurette passe ses dernières semaines d’estivage sur le Rossberg. Non loin de là paissent les animaux de l’étable d’Andreas Knutti.


Andreas Knutti pense que certaines mères de veaux IP ont été contaminées par le virus de la BVD au cours du dernier estivage sur le Rossberg, et qu’elles ont à leur tour infecté leurs veaux à naître. D’abord testé négatif à la BVD, un bovin d’une étable voisine ayant aussi passé l’été sur le Rossberg a finalement obtenu un résultat positif lors d’un second test pratiqué à l’automne dernier. Au cours de l’estivage, cet animal IP a excrété le virus et peut donc avoir infecté les vaches gestantes d’Andreas Knutti, qui paissaient sur le même alpage.

Naissance animal IP
Naissance d’un animal IP

Afin que les animaux IP nouveau-nés d’Andreas Knutti ne puissent plus contaminer d’autres bovins, ils ont dû être abattus immédiatement. Outre le coût financier qu’elle a représenté, cette décision a également été psychologiquement difficile pour le paysan et sa famille: «Parfois, ma mère ne voulait même plus mettre les pieds dans l’étable. Elle ne supportait plus que l’on soit obligés d’abattre prématurément tant de petits veaux.»

Andreas Knutti
 
Andreas Knutti apporte un soutien précieux à la lutte de longue haleine contre la BVD.

Heureusement les efforts mis en œuvre pour combattre la BVD s’avèrent payants. Grâce à l’implication de paysans motivés tels qu’Andreas Knutti, la maladie a presque été éradiquée en Suisse. Depuis le début de la campagne de lutte contre le virus, la proportion d’animaux IP parmi les veaux nouveau-nés est passée de plus de 1,3% à 0,1%, ce qui signifie que moins de 10 nouveau-nés sur 10 000 sont atteints. Aujourd’hui, près de 99% des élevages suisses de bovins sont sains. Afin d’éloigner les derniers animaux IP du reste du cheptel bovin, et de prévenir ainsi de nouvelles infections, il est essentiel que tous les animaux fassent l’objet de prélèvements et soient soumis à des tests de dépistage de la BVD. C’est la seule solution pour que la maladie soit bel et bien éradiquée et que Fleurette puisse passer l’été sur l’alpage avec des animaux issus de différentes exploitations de la vallée sans risquer une contamination. Les cheptels bovins de Suisse seront alors en meilleure santé et les pertes économiques liées à la BVD, qui se chiffrent à environ 9 millions de francs suisses chaque année, ne seront alors plus qu’un mauvais souvenir.

Pour connaître quels sont les efforts entrepris par les détenteurs d’animaux, les vétérinaires et les autorités pour éradiquer totalement la BVD de Suisse ou pour prendre des nouvelles de Fleurette, vous pouvez consulter régulièrement notre blog sur cette page.

Pour davantage d’informations spécifiques sur la BVD,  veuillez consulter  www.stopbvd.ch.

 

Inspection d’établissements suisses de production de viande et de lait par l’union douanière (Russie, Biélorussie et Kazakhstan)

Du 8 au 19 août 2011, sept inspectrices et inspecteurs russes de l’union douanière se sont rendus en Suisse pour s’assurer que les établissements suisses de production de lait et de viande qui exportent déjà des marchandises dans l’union douanière ou en ont l’intention à court terme satisfont aux exigences légales de l’union douanière. Une longue phase préparatoire a précédé l’inspection à proprement parler. La Confédération et les établissements exportateurs devaient transmettre à l’union douanière de nombreuses informations sur les établissements à inspecter et sur le système de contrôle en Suisse. L’ensemble des étapes préparatoires et l’inspection effective ont mobilisé d’importants moyens, mais ont fourni un parfait exemple de collaboration réussie entre tous les établissements, autorités et associations impliqués. Ont participé à ce projet un certain nombre de représentants de l’OVF, de l’OFSP, de l’UFAL, du DFAE (ambassade de Suisse à Moscou), de l’OFAG, du SECO, des cantons, des secteurs laitiers et carnés, ainsi que de la direction et du personnel des établissements inspectés.

 


Outre la surveillance de l’activité de contrôle des cantons et de la Confédération, l’inspection des établissements de production comptait elle aussi parmi les objectifs principaux.
Pour montrer l’exemple aux établissements intéressés par l’exportation, l’union douanière avait préalablement sélectionné 11 établissements de production de lait et 4 établissements de production de viande.

 

Ces établissements ont été soumis à un contrôle détaillé de leurs flux de documents et de marchandises, notamment en matière de respect des exigences sanitaires posées par l’union douanière.
Les inspecteurs ont été impressionnés par l’équipement technique des entreprises et par l’hospitalité suisse. Ils ont cependant constaté certaines lacunes, liées notamment à l’hygiène et à la documentation. Des divergences systémiques dans le contrôle officiel des produits finaux, qui diffère de celui de l’union douanière d’un point de vue structurel, ont été jugées relativement critiques.
Il est difficile d’évaluer pour le moment dans quelle mesure ces lacunes et divergences pourraient ternir l’attractivité des entreprises suisses à l’exportation. Les inspecteurs russes ont avant tout collecté des données lors de leur visite en Suisse. La décision d’agréer ou non un établissement pour l’exportation incombe toutefois à une instance supérieure de l’union douanière. La Suisse devrait recevoir le rapport final dans deux mois environ.

La morve: De l’annonce de suspicion à la levée de l’alarme

La semaine dernière, en Suisse, une exploitation équine a été mise sous séquestre en raison d’une suspicion de morve chez un cheval. On craignait que l’animal, arrivé du Liban en Europe au mois de janvier, et dans le canton de Soleure au mois de mai via la France et l’Allemagne, ne soit le point de départ d’une réintroduction de l’agent de la maladie, éradiqué en Suisse depuis plus de 70 ans. De fait, on apprenait en juillet que de nombreux cas de morve avaient été signalés au Liban depuis février. Aussi, les autorités ont immédiatement ordonné l’examen du cheval importé. Les analyses réalisées par l’Institut de bactériologie vétérinaire de la faculté Vetsuisse de Zurich ont établi la suspicion de morve.

La morve est une épizootie transmissible à l’Homme. En tant que telle, elle doit être éradiquée et est donc soumise à l’obligation d’annoncer conformément aux dispositions de la législation sur les épizooties. En présence d’un cas suspect, des mesures doivent être immédiatement prises afin d’empêcher tout risque de propagation de la bactérie. Le cheval suspect, mais aussi tous les chevaux ayant été en contact avec lui, doivent subir des tests et l’exploitation où l’animal est détenu doit être mise sous séquestre. Tout contact avec des chevaux provenant d’autres exploitations est interdit. Dans le cas présent, un concours qui devait avoir lieu sur le site de l’exploitation a été annulé. En outre, une enquête a été diligentée pour déterminer si d’autres chevaux ont été importés du Liban dans l’UE à la même période. Un deuxième cheval a ainsi pu être localisé en Suisse romande, et testé. En résumé: un grand déploiement de mesures qui a suscité beaucoup d’inquiétude, et pas seulement parmi les propriétaires de chevaux.
Aujourd’hui, une semaine plus tard, l’alarme et le séquestre ont été levés. Les tests de référence pratiqués par le laboratoire international de référence de l’O.I.E., en Allemagne, se sont révélés négatifs.

Mais pourquoi a-t-il fallu attendre une semaine? Que s’est-il passé dans l’intervalle? Pourquoi les échantillons doivent-ils être analysés une seconde fois par un laboratoire international de référence?

Le professeur Max M. Wittenbrink, chef du laboratoire national de référence pour la morve à l’Institut de bactériologie vétérinaire de l’Université de Zurich, nous explique le déroulement de la procédure entre l’annonce de suspicion et la levée définitive de l’alarme, et pourquoi des tests  de référence sont-ils nécessaire?

Qu’est-ce que la morve exactement, et comment les chevaux l’attrapent-ils?

M. M. Wittenbrink: La morve du cheval est une maladie infectieuse d’origine bactérienne qui affecte en premier lieu les équidés. La forme aiguë se présente tout d’abord comme une maladie fébrile générale, avec ensuite apparition possible, au niveau des muqueuses des voies supérieures, de la peau et des organes internes, de nodules inflammatoires finissant par s’ulcérer. Les animaux atteints de morve aiguë décèdent dans un délai de 1 à 2 semaines après avoir déclaré la maladie. La forme aiguë est rare en ce qui concerne le cheval, chez qui la morve est plutôt d’évolution chronique, voire asymptomatique. Dans ce dernier cas, l’animal, bien qu’en apparence sain, reste porteur de l’agent et peut continuer à l’excréter. Pour cette raison, des investigations longues, comprenant plusieurs tests, sont nécessaires.

À partir de quel moment un cas est-il considéré comme suspect? Et que se passe-t-il alors?
M. M. Wittenbrink: Lors de l’importation de chevaux en provenance de pays dans lesquels la maladie n’est pas combattue avec autant d’énergie qu’en Suisse et dans les pays voisins, où les mesures de protection et d’éradication sont draconiennes, il existe un risque d’introduction de l’agent par des animaux infectés non dépistés. En cas d’annonce de suspicion, le vétérinaire cantonal fait parvenir au laboratoire national de référence un échantillon de sang prélevé sur l’animal suspect. Là, une analyse est pratiquée selon la méthode prescrite par l’O.I.E. (Office international des épizooties) pour le diagnostic sérologique afin de rechercher la présence d’anticorps. Ce test permet de détecter les anticorps de morve 12 à 14 jours après la date de l’infection. En Suisse, un résultat positif a immédiatement pour conséquence la mise sous séquestre de l’exploitation afin d’empêcher toute contamination d’autres animaux, et la réalisation  du test sur tous les chevaux ayant été en contact avec le sujet suspect.
Mais ce test ne suffit pas à lui seul pour établir définitivement le diagnostic qui, s’il était positif, entraînerait la prise de mesures lourdes de conséquences. On sait en effet, depuis que le diagnostic sérologique de la morve est pratiqué, qu’un cheval peut très bien présenter une réaction suspecte, voire positive au test sans pour autant être infecté. C’est pourquoi, tous les échantillons, qu’ils soient classés par le laboratoire de référence suisse comme positifs ou suspects, doivent être envoyés au laboratoire international de référence de l’O.I.E. à Iéna (D) pour être testés une deuxième fois et subir un autre type de test, développé à l’origine comme méthode de confirmation en cas de résultat incertain. Cette dernière procédure peut prendre plusieurs jours. Tant que le deuxième test et le test de confirmation ne se sont révélés négatifs, l’alarme ne peut être levée. Jusque-là, les mesures de séquestre sont maintenues, même si aucun animal ne présente de symptômes. Toutes ces investigations et mesures sont indispensables, car il faut empêcher par tous les moyens que la morve, maladie équine aux conséquences lourdes, transmissible à l’Homme, ne réapparaisse en Suisse.

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